Annette Messager: Histoires des oreillers: In Focus Presentation

Annette Messager Histoires des oreillers In Focus Presentation 79 Rue du Temple, 75003 Paris, France 3 July - 26 September...

Annette Messager
Histoires des oreillers
In Focus Presentation

79 Rue du Temple, 75003 Paris, France 
3 July - 26 September 2026

La Galerie Marian Goodman a le plaisir d’annoncer « Histoires des oreillers », une Présentation In Focus consacrée à Annette Messager avec une sélection d’œuvres historiques ou emblématiques, dont certaines rarement présentées au public.

Tandis que l’exposition au musée de la Chasse et de la Nature à Paris met en lumière l’animalité dans son œuvre, cette nouvelle présentation dévoile des récits autour de l’imaginaire amoureux et des confidences intimes. On y retrouve l’esprit malicieux et les matériaux inédits qui caractérisent le travail de l’artiste depuis ses débuts. Les œuvres soulignent, entre autres, sa prédilection pour le détournement d'objets du quotidien illustré par Histoire des oreillers III (1995-2026) et Les Amoureux (2016) ; le maniement des mots dans Les Lignes de la main (1988), Mes Ouvrages (Tolérance)(1988-1989) et Spleen (2025) ou encore l'évocation des stéréotypes sexistes dans Les Qualificatifs donnés aux femmes (1972) ou Just Married (2011).

A quelques rues de la galerie, au musée de la Chasse et de la Nature à Paris, l’exposition largement saluée par la critique « Une Hirondelle ne fait pas le printemps »  continue jusqu’au 20 septembre. Plus de 80 œuvres d’Annette Messager y sont déployées dans une quinzaine de salles, au fil d'un parcours thématique dans lequel elles dialoguent avec les collections du musée.

Une rencontre – signature avec Annette Messager autour du catalogue de cette exposition publié par le musée et Dilecta, en présence de son commissaire Colin Lemoine, est prévue jeudi 3 septembre de 18h30 à 20h à la galerie. L’événement est organisé en partenariat avec le musée de la Chasse et de la Nature.

Marian Goodman Gallery is delighted to announce ‘Histoires des oreillers,’ an In Focus Presentation dedicated to Annette Messager. The selection of works features historic and iconic works, some of which are rarely shown to the public.

While the exhibition at the musée de la Chasse et de la Nature in Paris celebrates animality in her work, this new presentation unveils narratives centered on romantic imagery and intimate secrets. It showcases the mischievous spirit and unconventional materials that have characterized the artist’s work since her early years. The works highlight, amongst other things, her penchant for repurposing everyday objects, as illustrated by Histoire des oreillers III, 1995–2026, and Les Amoureux, 2016; her fondness for wordplay in Les Lignes de la main, 1988, Mes Ouvrages (Tolérance), 1988–1989, and Spleen, 2025, and her exploration of sexist stereotypes in Les Qualificatifs donnés aux femmes, 1972, and Just Married, 2011.

A few streets away from the gallery at the musée de la Chasse et de la Nature in Paris, the critically acclaimed exhibition ‘Une Hirondelle ne fait pas le printemps’ continues through 20 September. More than 80 works by Annette Messager are on display in about fifteen rooms, arranged along a thematic route where they engage in a dialogue with the museum’s collections.

A book signing with Annette Messager and the curator Colin Lemoine, which will focus on the exhibition catalogue published by the museum and Dilecta, is scheduled for Thursday, 3 September, from 6:30 pm to 8 pm at the gallery. The event is organized in partnership with the Musée de la Chasse et de la Nature.

 

Annette Messager
Histoire des Oreillers I, 1995-1996
Pillows, black and white photos under glass, string
157 1/2 x 196 7/8 in.
(400 x 500 cm)
(8534)
 

 Montrée dans les années 1990 mais rarement depuis, les œuvres de la série Histoire des oreillers se composent d’une d’oreillers de tailles et couleurs variées, organisés en plusieurs colonnes suspendues au mur. A l’aide d’une cordelette noire et par un savant jeu de cintrages et de nœuds, Annette Messager a donné à chacun d’entre eux une forme distincte, agrémentant certains d’une petite photographie encadrée représentant un fragment de corps.

A l’instar des sacs de couchage et doudounes que l’artiste utilisera deux décennies plus tard, la matière molle et malléable de l’oreiller se prête à toutes sortes de métamorphose sans perdre sa charge émotionnelle : il incarne la présence spectrale d’un corps absent. En utilisant cet objet quotidien marqué par l’empreinte du corps et des rêves, l’artiste expose aussi symboliquement ce qui relève de la sphère privée, l’espace où se murmurent les confidences les plus intimes.
 
First exhibited in the 1990s but rarely shown since, the works from the series Histoire des oreillers (History of Pillows) consist of a collection of pillows of various sizes and colors, arranged in several columns suspended from the wall. Using a black cord and a skillful interplay of bends and knots, Messager gives each pillow a distinct shape, embellishing some with a small framed photograph depicting a fragment of a body.

Much like the sleeping bags and down jackets the artist would use two decades later, the soft, malleable material of the pillow lends itself to all manner of transformations without losing its emotional charge: it embodies the spectral presence of an absent body. By using this everyday object marked by both the imprint of the body and its dream state, Messager also symbolically reveals what belongs to the private sphere, where the most intimate confidences are whispered.
 

Annette Messager
Les Lignes de la Main, 1988
Writing in color pencil and four black and white photographs with paint
Frames: 47 13/16 x 12 3/8 in. (121.5 x 31.5 cm); 59 5/8 x 10 7/16 in.(151.5 x 26.5 cm); 39 15/16 x 12 3/8 in. (101.5 x 31.5 cm); 50 3/8 x 9 1/16 in. (128 x 23 cm)
(9127) 

Les Lignes de la main (1988) appartient à une série célèbre née de l’installation monumentale éponyme, présentée pour la première fois au Consortium de Dijon en 1988. L’œuvre exposée se compose de quatre éléments encadrés mêlant photographies noir et blanc rehaussées de dessins colorés au pastel ou à l’aquarelle et colonnes d’écriture manuscrite.

Les photographies de paumes de main ouvertes se muent en territoire de l'intime en dévoilant des paysages intérieurs et des figures énigmatiques. Les mots (protection, retour, crainte, prudence), désignant des états émotionnels de vigilance, sont recopiés inlassablement. « Ce sont pour moi des offrandes à la photographie de la main placée au sommet des écritures », explique Annette Messager. « Le mot qui est répété n’a plus de sens, il devient litanie… incantation… » Disposés à même le sol, les quatre cadres forment une installation qui s'offre au regard comme des reliques à consulter, renforçant la dimension d'ex-voto profane ou de simulacre de chiromancie.
 
Les Lignes de la main (The Lines on the Palm), 1988, is part of a famous series that emerged from the monumental installation of the same name, first presented at the Consortium in Dijon in 1988. The exhibited work consists of four framed elements combining black-and-white photographs enhanced with colorful pastel or watercolor drawings and columns of handwritten text.

The photographs of open palms become a realm of intimacy, revealing inner landscapes and enigmatic figures. The words—protection, return, fear, caution—denoting emotional states of vigilance, are tirelessly transcribed. “For me, these are offerings to the photograph of the hand placed atop the writings,” explains Messager. “The repeated word loses its meaning; it becomes a litany… an incantation…” Arranged directly on the floor, the four frames form an installation that presents itself to the viewer like relics to be examined, reinforcing the dimension of a secular ex-voto or a simulacrum of palmistry.
 

 

Annette Messager
Just Married, 2011
Broom, white tulle fabric
74 3/4 x 43 1/4 x 13 3/8 in.
(190 x 110 x 34 cm)
(15213)
 

Dans Just Married (2011), montré en France pour la première fois, un voile de mariée en tulle blanc recouvre un balai retourné et posé contre le mur. Annette Messager associe dans une même œuvre le sacrement et le trivial, la promesse et le quotidien, le rêve et la réalité, révélant ce que le rite nuptial dissimule sous l'éclat de la cérémonie.

Le voile, tout comme les filets, les masques ou les drapés, appartiennent à la longue obsession de l’artiste pour les matières qui cachent et révèlent simultanément. L’instrument ménager apparaît comme un spectre, une présence qui subsiste malgré l’absence. Ici le voile ne voile pas grand-chose : le balai renvoie aussi bien à la réalité de la condition féminine qu’à l’idéalistation de la vie conjugale.
 
In Just Married, 2011, shown in France for the first time, a white tulle bridal veil covers an upside-down broom leaning against the wall. In this single work, Messager brings together the sacred and the mundane, the promise and the everyday, the dream and the reality, to reveal what the wedding ritual conceals beneath the glamour of the ceremony.

The veil, like nets, masks, or drapery, is part of the artist’s longstanding obsession with materials that simultaneously conceal and reveal. The household implement appears as a specter, a presence that persists despite itself. Here, the veil does not conceal much: the broom refers as much to the reality of the female condition as it does to the idealization of married life.

Annette Messager
Les Qualificatifs donnés aux femmes, 1972
41 pieces of embroidery on black fabric, framed under glass and 1 album collection
5 1/2 x 7 1/2 in. (14 x 19 cm)(each)
Album: 3 9/16 x 5 1/2 in. (9 x 14 cm)
(17530)
 

Œuvre de jeunesse, Les Qualificatifs donnés aux femmes (1972) est réalisée deux ans avant Ma Collection de proverbes (1974) dans laquelle près de 150 dictons, normalisant des stéréotypes misogynes dans la culture populaire, ont été brodés sur de petits coupons de coton blanc. A travers ces deux œuvres, l’artiste emploie avec une dose certaine d’ironie une technique assignée au féminin : la broderie. Ici, c’est sur du tissu noir, que sont brodés au fil de couleur, des qualificatifs couramment employés par les hommes pour désigner les femmes.

Dépouillées de tout contexte qui les atténuerait, ces 41 expressions s'imposent dans leur brutalité. Qu'elles soient insultes franches ou semblants de mots doux, elles expriment toutes, derrière une tendresse supposée, un jugement dépréciatif envers les femmes. L'aiguille, détournée de son usage ornemental, devient instrument critique : broder ces qualificatifs, c'est leur ôter leur valeur d’usage pour leur attribuer un caratère d’archive.
 
An early work, Les Qualificatifs donnés aux femmes (The Terms Attributed to Women), 1972, was created two years before Ma Collection de proverbes, 1974, in which nearly 150 sayings that reinforce misogynistic stereotypes in popular culture were embroidered onto small white cotton squares. Through these two works, the artist employs—with a certain degree of irony—a technique traditionally associated with women: embroidery. Here, on black fabric, terms commonly used by men to describe women are embroidered in colored thread.

Stripped of any context that might soften them, these 41 expressions strike the viewer with their brutality. Whether they are outright insults or feigned terms of endearment, they all express, behind a supposed tenderness, a derogatory judgment towards women. The needle, diverted from its ornamental use, becomes a critical instrument: embroidering these terms strips them of their practical value and imbues them with an archival quality.

Annette Messager
Mes ouvrages (Tolérance), 1988-1989
Color pencil on paper, black and white photograph
14 5/16 x 10 3/8 x 1 1/8 in.
(36.5 x 26.5 x 3 cm)
(17556)

 

Dans Mes Ouvrages (Tolérance) (1988-1989), une bouche photographiée en gros plan, entourée de l’inscription manuscrite au crayon bleu du mot « tolérance » répété maintes fois jusqu’à former une ligne dessinant une étoile. A force de répétitions, le sens du mot s’efface pour ne laisser qu’une lithanie visuelle, un dessin , doublé d’une incantation magique. 

Écho de la grande installation Mes Ouvrages, dont la version première composée d’une cinquantaine d’éléments et de mots écrits au crayon à même le mur, cette œuvre concentre dans l’espace de son cadre le principe de détachement du mot de sa phrase, du corps de son tout. Dans Mes Ouvrages, les mots choisis proviennent souvent du lexique de l’expression des sentiments et du langage amoureux. Tantôt tendres, tantôt inquiets, voire menaçants, ils captent cette ambiguïté qui associe le bonheur à la folie et à la mort.

In Mes Ouvrages (Tolérance) (My Handiworks (Tolerance)), 1988–1989, a close-up photograph of a mouth, surrounded by the word “tolérance” handwritten in blue pencil and repeated so many times that it forms a line tracing the shape of a star. Through sheer repetition, the meaning of the word fades away, leaving only a visual litany—a drawing coupled with a magical incantation.

An echo of the large-scale installation Mes Ouvrages—whose initial version consisted of some fifty elements and words written in pencil directly on the wall—this work concentrates within the confines of its frame the principle of detaching the word from its sentence, from the body of its whole. In Mes Ouvrages, the chosen words often come from the lexicon of emotional expression and the language of love. At times tender, at times anxious, even threatening, they capture the ambiguity that links happiness to madness and death.

Annette Messager
Spleen, 2025
Metal wire, nets, strings
61 x 66 7/8 x 16 1/2 in. (155 x 170 x 42 cm)
(31310) 

N’ayant de cesse de jouer avec les mots, Annette Messager crée ses premières « sculptures-mots » en peluche au tournant des années 2000, tandis qu’elle a déjà introduit le filet noir sur ses Vœux quelques années auparavant. C’est autour de 2005, qu’elle habille de filet noir ses mots dont les lettres sont formées par des torsions de fils de fer. Le filet noir, réminiscence de Berck-sur-Mer, sa ville natale, fait ici l’effet d’une encre qui aurait bavé, dégouliné.

Messager forme ici le mot baudelérien Spleen, cette mélancolie plus ou moins durable, et sans cause apparente. L’œuvre est elle-même atteinte de cet état affectif, s’affaissant d’un côté et semblant s’éffondrer vers le sol. Réalisée l’an dernier et exposé dans l’atelier de l’artiste, Spleen est présentée pour la première fois au public à l'occasion de cette exposition.
 
Always playing with words, Messager created her first plush “word sculptures” at the turn of the 2000s, having already introduced black netting into her work, Vœux, a few years earlier. It was around 2005 that she began draping her words—whose letters were formed by twisted wires—in black netting. The black netting, reminiscent of Berck-sur-Mer, her hometown on the seaside, creates the effect here of ink that has smudged and dripped.

Here, Messager forms the Baudelairean word Spleen, that more or less enduring melancholy without any apparent cause. The work is itself afflicted by this emotional state, sagging on one side and appearing to collapse toward the floor. Created last year and exhibited in the artist’s studio, Spleen is being presented to the public for the first time as part of this exhibition.
 

Annette Messager
Les Amoureux, 2016
Hook, various objects, acrylic paint, string
5 5/16 x 7 5/8 x 2 5/16 in.
(13.5 x 19.5 x 6 cm)
(19394)
 

Rarement présentée, l’assemblage Les Amoureux (2016) est construite comme un palindrome visuel se lit à l'endroit comme à l'envers, sans que l'un ou l'autre sens soit plus vrai. Elle présente deux silhouettes de couples enlacés, collées en miroir, recouvertes de peinture acrylique noire, fréquemment utilisée par l’artiste. Figurines de pièce-montées et emblèmes du bonheur conjugal, elles sont ici suspendues à un crochet de boucher.

Pour Annette Messager, ceux qui s'aiment sont liés, l'étreinte protège autant qu'elle emprisonne. Cependant, le crochet, point d'équilibre unique et précaire, introduit une instabilité, révélant la fragilité des liens amoureux.  

Rarely exhibited, the installation Les Amoureux (The Lovers), 2016 is constructed as a visual palindrome that can be read both forward and backward, with neither direction being more “true” than the other. It features two silhouettes of embracing couples, arranged in a mirror image and covered in black acrylic paint—a medium frequently used by the artist. Resembling wedding cake figurines and symbols of marital bliss, they are suspended here from a butcher’s hook.

For Messager, those who love one another are bound together; the embrace protects as much as it imprisons. However, the hook—a single, precarious point of balance—introduces instability, revealing the fragility of romantic bonds.

Annette Messager
Les Voiles, 1985
Emulsified canvas on superimposed veils, threads
Image: 16 1/2 x 15 in. (42 x 38 cm)
Frame: 17 3/4 x 18 5/8 in. (45.2 x 47.2 cm)
(22466)

Selon Annette Messager, « La photographie implique un rapport voyeuriste et, d’une certaine manière sadique, au modèle ». Ici, avec Les Voiles (1985), le collage photographique joue avec deux épaisseurs de voile, cultivant l’ambiguïté entre la transparence et la dissimulation. Une personne nue recroquevillée sur un lit, sur laquelle plane l’ombre menaçante d’une créature aux pieds disproportionnés, renvoie à une scène empreinte de mystère, de fantasme et de danger. 

According to Annette Messager, “Photography implies a voyeuristic—and, in a certain sense, sadistic—relationship with the model.” Here, in Les Voiles (The Veils), 1985, the photographic collage plays with two layers of veil, cultivating the ambiguity between transparency and concealment. A naked person curled up on a bed, over whom looms the menacing shadow of a creature with disproportionately large feet, evokes a scene steeped in mystery, fantasy, and danger.

Née à Berck-sur-Mer en 1943, Annette Messager vit et travaille près de Paris. Elle est lauréate du Praemium Imperiale dans la catégorie sculpture pour l’ensemble de sa carrière (2016) et a représenté la France à la 51e Biennale de Venise, où elle a obtenu le Lion d'Or (2005).
 
A l’automne 2026, la Kunsthalle Praha et le Taiwan National Museum of Fine Arts présenteront respectivement deux expositions majeures de son travail. Annette Messager a exposé dans le monde entier, ces dernières années au Power Station of Art (PSA) à Shanghai (2024), au musée ARoS à Arhus au Danemark (2023), au LaM – Musée d’art moderne et contemporain de Lille Métropole (2022), au Tel Aviv Museum of Art (2022), au Centre Pompidou Metz (2021), à l’Institut Giacometti à Paris (2018), à l’Institut Valencià Art Modern (IVAM) à Valence en Espagne (2018), à la Villa Medicis à Rome (2017), au Musée des Beaux-Arts et à la Cité de la Dentelle et de la Mode à Calais (2015-2016), au Museum of Contemporary Art (MCA) à Sydney (2014), au K21 à  Düsseldorf (2014), au Museo de Arte Contemporáneo de Monterrey (MARCO)(2011), à la Hayward Gallery à Londres (2009), au Museum of Modern Art (EMMA) à Espoo (2008), au National Museum of Contemporary Art à Séoul (2008), au Mori Art Museum à Tokyo (2008), au Musée national d’art moderne – Centre Pompidou à Paris (2007).
 
Born in Berck-sur-Mer in 1943, Annette Messager lives and works near Paris. She was awarded the Praemium Imperiale in the sculpture category for her lifetime achievement (2016) and represented France at the 51st Venice Biennale, where she was awarded the Golden Lion (2005).
 
In autumn 2026, the Kunsthalle Praha and the Taiwan National Museum of Fine Arts will present a major exhibition of her work, respectively. Messager has exhibited all over the world; in recent years at the Power Station of Art (PSA) in Shanghai (2024), the ARoS Museum in Aarhus, Denmark (2023), the LaM – Museum of Modern and Contemporary Art of Lille Métropole (2022), the Tel Aviv Museum of Art (2022), the Centre Pompidou Metz (2021), the Institut Giacometti in Paris (2018), the Institut Valencià d’Art Modern (IVAM) in Valencia, Spain (2018), the Villa Medici in Rome (2017), the Musée des Beaux-Arts and the Cité de la Dentelle et de la Mode in Calais (2015–2016), at the Museum of Contemporary Art (MCA) in Sydney (2014), at K21 in Düsseldorf (2014), at the Museo de Arte Contemporáneo de Monterrey (MARCO) (2011), at the Hayward Gallery in London (2009), at the Museum of Modern Art (EMMA) in Espoo (2008), at the National Museum of Contemporary Art in Seoul (2008), at the Mori Art Museum in Tokyo (2008), and at the Musée national d’art moderne – Centre Pompidou in Paris (2007).
 

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