Past Exhibitions
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For Immediate Release.
Julie Mehretu: Mind Breath and Beat Drawings
26 janvier - 16 mars 2013
Vernissage 26 janvier, 18-20h
 
La Galerie Marian Goodman a le grand plaisir d’annoncer pour la première fois une exposition de Julie Mehretu à Paris. Il s’agit de la première exposition personnelle de l’artiste en France.
 
L’exposition est constituée de seize dessins sur papier tous réalisés au graphite noir et onze œuvres sur toile à l’encre, graphite et acrylique. Est également présentée pour la première fois une série de cinq eaux-fortes.
 
Mind Breath and Beat Drawings permet de suivre le fil du processus créatif de Julie Mehretu en proposant des œuvres sur papier qui développent un lexique personnel et spontané, genèse de ses œuvres sur toile en grand format. Si Julie Mehretu est plus connue pour ses peintures monumentales qui combinent élévations architecturales et plans de ville, faisant ainsi le lien entre abstraction et réflexion sur la mondialisation et l’identité, sa pratique est en réalité basée depuis ses débuts sur une rigoureuse exploration du dessin.
 
"Un des points de départ de mon travail a été d’étudier qui j’étais en tant qu’artiste: quelles étaient mes sources d’intérêts ; sur quoi allait vraiment porter mon travail. Cette recherche a évolué en un projet « auto-ethnographique » pour lequel j’ai commencé à disséquer mes origines afin de mieux comprendre la formation de ma propre identité." 1
 
L’ensemble des œuvres de l’exposition révèle un langage personnel et unique composé de traits spontanés, faisant écho à certaines pratiques telles que l’écriture et le dessin automatiques des Surréalistes, les dessins « sous mescaline » d’Henri Michaux ou encore la calligraphie chinoise.
 
Julie Mehretu procède indistinctement par effacement, suppression et ajout, pour créer une composition originale qui laisse entrevoir la complexité de la construction spatiale et multidimensionnelle de ses grandes peintures que viennent compléter différentes strates de lignes dessinées ou peintes à l’acrylique transparente.
 
"Je m’intéresse au potentiel des “psychogéographies”. Cela suggère que l’individu puise dans un espace invisible, imaginaire et créatif des ressources d’autodétermination et de résistance. […] Cette impulsion est une force génératrice majeure dans mes dessins et, en tant que peintre, dans mes projets conceptuels de plus grande envergure." 2
 
Notre exposition à Paris fait suite à la première présentation l’été dernier lors de dOCUMENTA (13) d’une œuvre en quatre parties intitulée Mogamma. Mogamma est le nom du bâtiment emblématique du gouvernement égyptien situé sur la place Tahrir au Caire, construit dans les années 40 dans un style moderniste occidental, symbole du gouvernement centralisé. Cependant le mot mogamma fait aussi référence à un lieu œcuménique abritant à la fois une mosquée, une synagogue et une église.
 
“Je pense que l’architecture reflète les machinations de la politique et c’est pour cela que je m’y intéresse en tant que métaphore de ces institutions. Je ne pense pas que le langage architectural soit seulement une métaphore de l’espace. Il s’agit de l’espace mais de l’espace de pouvoir, des idées du pouvoir." 3
 
Les œuvres de Julie Mehretu conçues pour Documenta sont chacune construites autour d’un enchevêtrement complexe de dessins à l’encre représentant le bâtiment du Mogamma, avec une superposition de plusieurs couches d’acrylique transparent, rehaussées de lignes et formes en couleur. L’ensemble constitue une œuvre puissante sans précédent dans l’histoire récente de la peinture.
 
Julie Mehretu est née en 1970 à Addis Abeba en Ethiopie et a grandi dans le Michigan aux Etats-Unis. Elle a étudié à l’Université de Kalamazoo dans le Michigan et à l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal. Elle a obtenu un Master of Fine Arts en peinture et gravure à l’Ecole de design de Rhode Island en 1997.
 
Julie Mehretu a participé à de nombreuses expositions et biennales à travers le monde et a obtenu une reconnaissance internationale pour son œuvre, en recevant notamment en 2005 l’American Art Award du Whitney Museum of American Art de New York et le prestigieux prix Mac Arthur Fellows. En 2009 et 2010 l’artiste a exposé un cycle de grandes peintures au musée Deutsche Guggenheim à Berlin, qui a ensuite voyagé au musée Solomon R. Guggenheim à New York.
 
1 «Looking back : E-mail Interview between Julie Mehretu and Olukemi Ilesanmi» in Julie Mehretu: Drawing into Painting (Minneapolis: Walker Art Center, 2003), p. 11.
2 Ibid, p. 14.
3 Agustin Pérez Rubio, «Tracing the Universe of Julie Mehretu: A Choral Text» in Julie Mehretu: Black City (Hatje Cantz, 2006), p. 29.
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Marian Goodman Gallery is very pleased to announce its first exhibition of works by Julie Mehretu, opening at our Paris gallery on Saturday, January 26. This will be Julie Mehretu’s first solo exhibition in France. 
 
The exhibition will include sixteen drawings on paper all in black graphite on white grounds and eleven works on canvas in ink, graphite and acrylic. The show will also include a new series of five etchings. Mind Breath and Beat Drawings allows us to follow a thread in Mehretu’s working process from the intimate and spontaneous lexicon developed on paper as the foundation for larger works on canvas. 
 
While Mehretu is perhaps best known for her monumental paintings that combine architectural maps and city plans, bridging abstraction and an investigation of globalization and identity, her practice has in fact been based from its earliest days in a rigorous exploration of drawing.
 
“One of the first departures in making my work was an investigation of who I am as an artist: what are the foundations of what I am interested in; what am I really trying to make work about? It developed into a ‘self-ethnographic’ project for which I began to dissect my lineage and ancestry in an effort to further understand the formation of my own identity.” 1
 
Together the works in this exhibition reveal a personal and unique language of spontaneous mark making that recalls a range of referents from the automatic drawing and writing of the Surrealists, Henri Michaux’s Mescaline drawings as well as Chinese calligraphy. Mehretu relies equally on erasure, deletion as well as addition, to develop a unique construction on the page that foreshadows the complex spatial dimensions in her large paintings achieved by layering drawn and painted lines in clear acrylic.
 
“I am interested in the potential of ‘psychogeographies’. Which suggests that within an invisible and invented creative space, the individual can tap a resource of self-determination and resistance. […] This impulse is a major generating force in my drawing and my larger conceptual project as a painter.” 2
 
This Paris exhibition follows last summer’s debut of four monumental paintings in dOCUMENTA (13) collectively titled Mogamma, an Arabic word which refers to a large government building in Cairo’s Tahrir Square. The building was constructed in a brand of 1940s Modernism found all over the western world that symbolized the centralized government, however the word mogamma also refers to an interfaith site that shares both a mosque, synagogue and a church. 
 
“I think architecture reflects the machinations of politics and that’s why I am interested in it as a metaphor for those institutions. I don’t think of architectural language as just a metaphor about space, but about spaces of power, about ideas of power.” 3
 
Mehretu’s four Documenta works are each constructed through a complex web of ink drawings of the Mogamma building superimposed in layers of clear acrylic, animated by sparse, lyrical lines and shapes in color. The resulting works represent an unparalleled, muscular statement in the recent history of painting.
 
Julie Mehretu was born in 1970 in Addis Abeba, Ethiopia and raised in Michigan, USA. She studied at Kalamazoo College in Michigan (BA, 1992) and at the Université Cheikh Anta Diop in Dakar, Senegal (1990–91). She received an MFA in painting and printmaking from the Rhode Island School of Design in 1997.
 
Mehretu has participated in numerous international exhibitions and biennials and has received international recognition for her work, including, in 2005, the American Art Award from the Whitney Museum of American Art, New York, and the prestigious MacArthur Fellows award. In 2009 and 2010 Mehretu exhibited a cycle of large paintings at the Deutsche Guggenheim Berlin, which then travelled to the Solomon R. Guggenheim Museum in New York.
 
1 «Looking back : E-mail Interview between Julie Mehretu and Olukemi Ilesanmi» in Julie Mehretu: Drawing into Painting (Minneapolis: Walker Art Center, 2003), p. 11.
2 Ibid, p. 14.
3 Agustin Pérez Rubio, «Tracing the Universe of Julie Mehretu: A Choral Text» in Julie Mehretu: Black City (Hatje Cantz, 2006), p. 29.